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Motets de jeunesse

Michel-Richard de Lalande

19304

CONCERTS

05.12.19 _ 19:30

Grenoble

08.12.19 _ 16:00

Versailles

Après la carrière étincelante de Lully à la cour du Roi-Soleil, l’année 1687 marque un grand tournant pour la musique de la cour de France. Lully vient de mourir, laissant derrière lui des admirateurs fervents et des disciples fascinés : le monopole du Florentin sur la musique française paralysera la vie musicale, notamment l’opéra pour de nombreuses années. Bien qu’il ait été sous le charme de la musique de Lully, Louis XIV n’aura pas pour autant totalement cédé aux demandes monopolistiques de son compositeur. Ainsi en 1683, le roi lui-même instaure un concours de recrutement de nouveaux musiciens pour sa chapelle : les plus brillants compositeurs du royaume y participent (dont Marc-Antoine Charpentier). Le roi tranche : « C’est Lalande que je choisis ». Ainsi, le jeune Michel-Richard Delalande de 26 ans, fils de tailleur formé à la maîtrise de St Germain l’Auxerrois, prend place au milieu de ce monde musical de la cour, avec la bénédiction de Lully. Au fil des ans, à partir de la mort de Lully, il gagne encore davantage l’estime de Louis XIV finissant par obtenir toutes les charges de la musique de la cour.

Durant les premières années de sa carrière versaillaise, il constitue un répertoire de grands motets qui deviendront des modèles pour l’Europe, mais aussi des succès favoris du roi, de la cour : nés dans le cadre très institutionnel et très richement pourvu de la chapelle royale, ces œuvres connaîtront également un franc succès auprès du public, puisqu’ils figureront au programme du Concert spirituel, société privée d’organisation de concerts à Paris, pendant de longues années. Ainsi né dans le giron royal, ces œuvres ont connu une postérité et un succès générant une vie économie importante pendant des décennies après la mort du compositeur en 1726. Après sa mort, sa veuve obtiendra d’ailleurs un privilège royal de Louis XV pour éditer l’intégralité des motets. Leur succès dépasse également les frontières : ils sont joués et adulés dans toute l’Europe.

En parallèle de cette musique opulente née sous les ors de la cour, Lalande s’est également illustré dans un autre contexte, nettement moins connu, et nettement moins fortuné : celui des couvents. Les grands aristocrates qui protègent ces maisons religieuses mobilisent des artistes de renom comme Lalande, mais aussi Clérambault ou encore Jean Racine, en leur demandant des contributions artistiques qui donneront un lustre particulier à ces établissements, sans nécessairement pouvoir les rémunérer comme à la cour. La figure de Madame de Maintenon et de sa fondation de St Cyr pour l’éducation des jeunes filles pauvres de la noblesse en est un exemple fameux. Le Cantique sur le bonheur des Justes et le malheur des réprouvés est typique d’une musique réservée à ces maisons religieuses dédiées à l’éducation des jeunes filles. La simplicité de la musique et des moyens mis en œuvres offre un contraste flagrant par rapport aux grands motets de la cour : ainsi, sans argent, sans interprètes professionnels, mais avec les simples voix de jeunes filles, l’image sonore qui en résulte montre aussi la capacité de Lalande à toucher les âmes par un dépouillement que la cour ne lui connaît pas.

Si ses grands motets deviennent rapidement des modèles pour les autres compositeurs du royaume, toujours soucieux d’être connectés aux goûts de la cour, aucun d’entre eux ne dispose de tels moyens. Seules les grandes paroisses parisiennes et quelques cathédrales offrent les ressources suffisantes, souvent de façon exceptionnelles pour de telles musiques. C’est ainsi que Sébastien de Brossard, fameux musicien du siècle de Louis XIV et collectionneur de génie (on lui doit la sauvegarde des manuscrits de Charpentier notamment), compose dans le cadre de ses fonctions à la cathédrale de Strasbourg des grands motets, imitant largement les modèles versaillais. Pour autant les effectifs, les moyens dont il disposait n’avaient rien à voir avec ceux de Versailles. La fascination de tous ces musiciens actifs dans les provinces du royaume, les a souvent amenés à repousser les limites imposées par les chanoines pour composer et obtenir les effectifs pour faire jouer de façon de très occasionnelle des grands motets, amenant l’air de la cour au milieu des encens de leur cathédrale de province.

Si aujourd’hui, les partitions ne sont pas si différentes visuellement (elles ne notent que rarement les effectifs), il s’agit pourtant de contextes de représentations totalement différents, sous-tendus par une économie allant de la plus extrême simplicité pour les couvents, au faste le plus impressionnant pour la cour. Entre ces deux extrêmes, la passion de certains musiciens leur a permis de créer au delà des limites financières que leur imposait leurs hiérarchie, faisant sentir derrière chaque note une envie de se dépasser et une ferveur communicative ! La musique n’obéit plus à la finance : elle la transcende !

 

PROGRAMME

LALANDE

Dies Irae

Veni Creator

Cantique sur le bonheur des Justes et le malheur des réprouvés

 

BROSSARD

In convertendo

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