Songs

Lucile Richardot, Correspondances & la vie brève

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Quimper

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Tarbes

« Toute action exige l’oubli, comme tout organisme a besoin non seulement de lumière, mais encore d’obscurité. Un homme qui voudrait ne sentir que d’une façon purement historique ressemblerait à quelqu’un que l’on aurait forcé de se priver de sommeil, ou bien à un animal qui serait condamné à ruminer sans cesse les mêmes aliments. Il est donc possible de vivre sans presque se souvenir, de vivre même heureux, à l’exemple de l’animal, mais il est absolument impossible de vivre sans oublier. »

Friedrich Nietzsche

Il faut imaginer un lieu qui ne serait pas de notre réalité, une faille sur les entrailles de notre monde : un orchestre qui a perdu la notion du temps, joue sans discontinuer dans une casse à instruments de musique. Il faut imaginer une femme, qui chante en anglais des pièces de musique du 17ème siècle qui nous sont inconnues et qui vont fouiller la mélancolie, la tristesse et les peines – d’amour le plus souvent. Cette musique et ce chant jouent de manière ininterrompue pour que nos peines s’atténuent, que la vie reste vivable et que nous mettions aux archives nos chagrins.

A la manière d’un petit choeur antique, l’orchestre et deux chanteurs peuplent et actionnent cette grande machinerie mélancolique. Ils vont rendre sensible et matérielle la descente «en elle-même» de cette femme. L’orchestre sera aussi la scénographie de ce spectacle, au milieu d’une quantité d’instruments de musique infiniment supérieure : des décombres d’instruments fonctionnant ou non, qu’on ne connaît pas ou cassés, détournés, coupés en deux. Une véritable ‘casse baroque’, un Parnasse renversé.

Un jour arrive une autre femme. Elle réclame ses peines, refuse d’oublier, veut garder vives ses douleurs.  Elle vient récupérer son bien et l’empêcher de fuir dans l’oubli.  Y parviendra-t-elle ? Ici, un certain ordre est à l’œuvre et l’oubli est bien gardé.

Samuel Achache

MISE EN SCÈNE SAMUEL ACHACHE

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