« Lucile Richardot, mezzo de velours » – L’Echo

Lucile Richardot, mezzo de velours

 » Mezzo-soprano au timbre inclassable, qui emprunte au contralto des graves somptueux tout en déployant des aigus de soie, la Française est au coeur de tout le programme. « C’est pour elle que j’ai cherché ce répertoire, car je voulais du sur-mesure, confirme Sébastien Daucé. Je me suis dit que c’est chez les Anglais que je trouverais la singularité et l’étrangeté capables de nourrir la voix si particulière de Lucile. Et comme je ne voulais pas d’un ‘Best of Haendel’, nous avons dû beaucoup travailler! »

Résultat, une anthologie de « consorts songs » de Lawes, Locke, Jenkins, Blow, rarement voire jamais gravés, et qui rappellent toute la richesse de la musique baroque anglaise, quelque peu noyée par la postérité écrasante de Purcell. Cela dit, le nouvel horizon exploré par Daucé et ses troupes n’est pas sans racines continentales. « Dans la musique instrumentale anglaise, poursuit le chef, je perçois un peu de la danse de ballet française. À l’époque, les maîtres à danser de toutes les cours européennes venaient de France. Je retrouve en Angleterre des accents de la musique de ballet de cour française. Cette filiation se retrouve aussi dans la musique vocale. À l’époque, l’Italie comptait tout autant, mais il est clair que certains ‘ayres’anglais sont plus proches du double air de cour français que de la diminution italienne. »

Un répertoire mélanco à souhait, qui, en pleine canicule, s’en vient distiller, par la grâce de Lucile Richardot et d’un subtil continuo, la fraîcheur des brumes anglaises. »

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