ffff de Télérama pour Perpetual Night – Lucile Richardot et Correspondances

ffff de Télérama pour Perpetual Night Lucile Richardot et l’ensemble Correspondances Juillet 2018

 

« Un voyage dans l’art vocal anglais, taillé sur mesure par Sébastien Daucé pour le timbre rayonnant et inclassable de Lucile Richardot.

 

Doit-on l’estampiller 
alto, mezzo-soprano, bas-dessus ? Qu’importe l’étiquette qu’on lui accolera, Lucile Richardot possède une voix à nulle autre
pareille, instantanément reconnaissable, qu’elle l’utilise en solo ou en polyphonie – ce qu’elle fait volontiers avec des ensembles comme Pygmalion, Correspondances, Collegium 1704, Les Arts Florissants… On ne se lasse pas de ce chant rayonnant, riche et puissant, de ce timbre cuivré suffisamment androgyne pour qu’elle puisse incarner aussi bien le Goffredo de Georg Friedrich Haendel (Rinaldo) que la Penelope de Claudio Monterverdi (Le Retour d’Ulysse dans sa patrie), ou, très bientôt au Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, la terrible Magicienne de Henry Purcell (Didon et Enée). Purcell vers qui chemine, sans s’y attarder, l’intelligent programme de cet album, construit sur mesure par Sébastien Daucé pour et avec la soliste. On savait Daucé et son ensemble Correspondances excellents
spécialistes de la musique française du XVIIe siècle.
Les voilà qui traversent
la Manche, remplacent le français par l’anglais (sans perdre en précision ni en lisibilité, chapeau !), et proposent un voyage musical à la tonalité fondamentalement mélancolique (le thème de la nuit s’y prête). Les airs choisis comblent l’intervalle entre les consort songs de John Dowland et les airs et semi-opéras de Purcell, et naviguent entre scènes dramatiques, airs de masques et musiques de scène. La tessiture singulière de Lucile Richardot trouve matière à s’épanouir aussi bien dans les graves, opulents, que dans le haut du registre, car la dame a aussi des aigus bien sonnants. Pour les mini-drames tels que le jugement de Pâris raconté par John Hilton (Rise, princely shepherd), ou la négociation d’Orphée avec Pluton et Proserpine (Howl not, you ghosts and furies, de Robert Ramsey), les sopranos Caroline Weynants et Elodie Fonnard, le ténor Davy Cornillot et la basse Nicolas Brooymans, donnent aussi de leurs voix, idéalement complémentaires. De l’humble basse continue à la luxuriance du petit orchestre, l’ensemble instrumental se déploie en fonction des besoins et s’approprie même deux étapes du voyage, avec une Pavane en fa de John Jenkins, et une Sarabande de Matthew Locke. »

 

Sophie Bourdais

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