« Concert review : Le Concert Royal de la Nuit »

« Whatever the musical wonders of a recent wedding in Windsor, they couldn’t have topped the feast offered here in Westminster — music for which a reigning monarch, admittedly one who was only 14, once got up and danced. The London Festival of Baroque Music couldn’t have had a grander, longer or more jubilant finale than Sébastien Daucé’s re-creation of the Ballet Royal de la Nuit, performed at the Louvre Palace in Paris in 1653, where the young Louis XIV famously danced in the finale as the Sun King, Apollo.

Quoi que furent les merveilles musicales d’un récent mariage à Windsor, elles n’auraient pu rivaliser avec la fête qui a été donnée ici à Westminster, musique pour laquelle un monarque régent de quatorze ans seulement s’est levé et a dansé. Le London Festival of Baroque Music n’aurait pu avoir un final plus long, plus grandiose et plus jubilatoire que la re-création de Sébastien Daucé du Ballet Royal de la Nuit, joué au Palais du Louvre en 1653 à Paris, où le jeune roi Louis XIV devint célèbre en interprétant le Roi Soleil, Apollon.

That moment arrived at about 10 o’clock, after 60 other baroque musical ornaments had rolled past, without any linking narrative to apply ballast and cement. Beforehand I fretted over the risk of an indigestible heap, but reckoned without the delights of the anonymous music (some of it by one Jean de Cambefort) or the electricity constantly sparking from Daucé’s Ensemble Correspondances, who were crammed on to the St John’s stage.

Ce moment arriva à environ vingt-deux heures, après l’enchaînement de 60 ornements baroques musicaux, sans aucune trame narrative pour les relier. J’appréhendai l’événement avec le risque d’entendre un tout indigeste, mais c’était sans compter sur les plaisirs qu’offrait cette musique anonyme (partiellement écrite par Jean de Cambefort) ou sur l’électricité jaillissant constamment de l’Ensemble Correspondances de Daucé, entassés sur la scène de St John’s Smith Square.

No costumes, scenery or dancing; for these there was neither money or room. The lack never felt a burden when the mezzo Lucile Richardot, fiercely dramatic, took the spotlight, accompanying musical flourishes with starkly stylised and expressive gestures from arms and hands. The soprano Violaine Le Chenadec, devastating in the aria in which Deianira, Hercules’ wife, bemoans her living hell, concentrated the emotions more in her voice. However, each singer, soloist or not, performed with their own special gusto.

Aucun costume, décor ou scène de danse ; pour cela, les fonds et l’espace n’étaient pas suffisants. Ce manque ne se fit jamais ressentir dès lors que la mezzo Lucile Richardot, intensément dramatique, capta toute l’attention, accompagnant ainsi les ornements musicaux par de grands gestes stylisés avec les bras et les mains. La soprano Violaine Le Chenadec, bouleversante dans l’aria dans lequel Deinaria, la femme d’Hercule, se lamente de l’enfer qu’elle vit, a plus concentré les émotions dans sa voix. Toutefois, chaque chanteur, qu’il soit soliste ou non, a joué en y apportant sa touche personnelle.

As did the band behind them. Corporate finesse and dexterity ruled, from fiddles authentically held against the left chest to the plangent cries of sackbut and cornet, notes never cracking once. Sylvain Fabre’s contributions on drums, whistles, castanets, ratchet and wind machine sprinkled delicious pepper, and Daucé conducted smartly, sometimes holding a pen. There’s only one word for it: fantabulous.

Il en était de même pour l’orchestre qui se trouvait derrière. Une finesse et une dextérité entrepreneuriales régnaient, des violons tenus de manière authentique à la poitrine aux soupirs résonnants du sacqueboute et du cornet, pas une note ne dépassait. La contribution de Sylvain Fabre aux percussions, sifflets, castagnettes, la crécelle et machine à vent saupoudrait le tout d’un poivre délicieux, et Daucé dirigeait habilement, parfois à l’aide d’un stylo. Il n’y a qu’un mot pour décrire ce spectacle : fantasmabuleux.

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Geoff Brown, The Times, May 22nd

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