« Sébastien Daucé ouvre une nouvelle page de Correspondances »

Sébastien Daucé ouvre une nouvelle page de Correspondances

Ces dernières années, Sébastien Daucé a mené de front une carrière de claveciniste et organiste pour Pygmalion, la formation créée par Raphaël Pichon et de direction artistique de son ensemble Correspondances qui monte en puissance. Aujourd’hui, il se consacre intégralement à son ensemble, avec lequel il est associé au festival d’Ambronay.

Comment évolue l’ensemble Correspondances ?

« Cette année, nous aurons produit cinq nouveaux programmes et donné une trentaine de concerts. Certains jugeront que l’on pourrait jouer plus. Mais si l’on veut atteindre le niveau de qualité que je considère être le standard de notre ensemble, on ne peut pas aller au-delà. »

L’un d’eux sera dévoilé à Ambronay, dimanche.

« Ce nouveau programme centré sur Sainte-Cécile, patronne des musiciens, s’articule autour de “Sainte-Cécile, vierge et martyre”, oratorio à la romaine de Marc-Antoine Charpentier et “Hail, Bright Cecilia”, ode à Sainte-Cécile de Purcell. Musique d’orchestre, grands airs, les mêmes chanteurs que connaît le public d’Ambronay, un vrai challenge pour Correspondances. »

Vous abordez la musique anglaise pour la première fois. Pourquoi ?

« Jusqu’à présent, nous nous sommes concentrés sur le Grand siècle français et en particulier Charpentier. Avec “Hail Bright Cecilia”, Correspondances ouvre une nouvelle page, celle de la musique anglaise qui va de Dowland à Purcell, en passant par Matthew Locke et d’autres qui ont marqué le début du XVIIe siècle. Une période méconnue, sans doute liée à l’instabilité politique qui la marque, un creux que même les Britanniques n’ont pas exploré. »

Vous êtes artiste associé au festival d’Ambronay. Que vous apporte ce partenariat ?

« Nous sommes associés au festival pour cinq ans. Cette perspective nous permet de prendre des risques dans nos programmes mais aussi de se mettre au diapason d’un rythme de travail qui s’accélère. Ce rythme génère un stress positif pour les musiciens qui peuvent acquérir des réflexes et répondre plus vite aux exigences du chef. »

Quelle est la nature de vos relations avec le festival d’Ambronay ?

« L’ensemble et moi-même sommes très attachés au plus grand festival de musique ancienne de la région. Plus que d’un mariage, je parlerai d’union libre. Je crois aussi qu’il ne faut pas gaver le public. Ne venir qu’une fois par an permet de tenir sur la durée. Finalement, c’est encore à Lyon, la ville où l’ensemble a été créé, que nous jouons le moins. Lyon, où je rêve d’une résidence à la chapelle de l’Hôtel-Dieu. »

Antonio Mafra

 

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