«Correspondances s’installe au théâtre de Caen»

Correspondances s’installe au théâtre de Caen

Originalité du théâtre de Caen : il est désormais reconnu par l’État comme scène lyrique, tout en demeurant pluridisciplinaire. Originalité du théâtre de Caen : il est désormais reconnu par l’État comme scène lyrique, tout en demeurant pluridisciplinaire.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, en plus d’être reconnu « scène lyrique » par l’État, le théâtre de Caen accueille un nouveau résident : Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances.

« L’arrivée de Sébastien Daucé, c’est un nouveau souffle pour le théâtre de Caen. » Directeur depuis douze ans de la maison caennaise, Patrick Foll est ravi de voir un nouvel artiste associé au théâtre, qui vient, en quelque sorte, prendre la suite des vingt-cinq années de « vie commune » avec William Christie et des Arts Florissants. Avec cependant quelques différences dans les conditions du partenariat conclut entre Caen et son théâtre : cette résidence court sur trois ans, et doit entrer dans l’enveloppe annuelle de quatre millions d’euros versés chaque année par la Ville.

La Région, précédemment impliquée dans le partenariat, ne figure plus parmi les signataires. Mais la situation n’est pas figée, comme l’a évoqué Emmanuelle Dormoy, maire adjointe caennaise et vice-présidente du nouveau conseil régional en charge des affaires culturelles.

Concernant le choix de Sébastien Daucé, Patrick Foll a souligné « son approche singulière du répertoire baroque », misant que l’autre originalité caennaise, que constitue la présence de la Maîtrise, devrait coller avec l’esprit du créateur de Correspondances. Une formation tout particulièrement dévouée à la musique baroque française. L’intéressé a en tout cas confessé, hier, lors de sa présentation officielle, « tout le bonheur d’entrer dans une maison comme Caen, où l’on entre en sachant qu’on y sera bien ! » Notamment parce qu’il arrive ici « après quarante ans de défrichage ! Il n’y a plus besoin de prouver que ce répertoire est intéressant. Nous allons pouvoir aller plus loin dans la recherche et l’interprétation. »

Reconstituer le Concert royal

Sébastien Daucé considère sa résidence à Caen, « comme une vraie chance ! Correspondances va pouvoir aborder pour la première fois la création scénique. » En effet, si cet ensemble fait partie des chouchous du label musical Harmonia mundi, et enregistre avec lui depuis quatre ans, Correspondances n’a pas encore de création de spectacles à son actif.

Un premier projet devrait voir le jour d’ici la fin de la saison, avec une mise en scène musicale de Marc-Antoine Charpentier. « On ne sait pas vraiment si le compositeur l’a écrite pour cela, explique Sébastien Daucé, mais il a laissé nombre d’indications en ce sens sur ses partitions. On peut aborder cette musique autrement que comme un traditionnel opéra baroque… »

Autre gros morceau qui tient à coeur de Sébastien Daucé : rejouer le Concert royal de la nuit, qui n’avait jamais été remonté depuis sa création, en 1653, marquant à jamais le début du règne de Louis XIV en tant que roi Soleil. Un monument de douze heures, auquel le musicien a consacré quatre années de recherches, et a fait l’objet d’un enregistrement. Un album salué par la critique, à la fois épatant et érudit. « L’idée sera de reconstituer ce ballet de cour, avec la fantaisie et l’imagination de l’époque transposée dans l’esthétique contemporaine… On ne sait pas encore ce que cela donnera ! »

Nathalie LECORNU-BAERT.

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